samedi 31 mai 2014

Les derniers jours aux Fidji

Je n’avais pas réalisé que ça faisait bientôt 15 jours que je n’avais pas écrit sur mon blog… honte à moi! Je pense que je me suis laissé aller sous les cocotiers des Fidji… 

Bon je l’avoue on se laisse vite emporter par des journées hyper non productives où elles se résument a baignade, sieste, billard, slackline, sieste, déjeuner, bar… et autant vous dire que moins de 30€ tout compris, on ne veut pas trop bouger, d’ailleurs nous devions rester que 5 nuits et nous y sommes resté 12 nuits. Mais pourquoi aussi longtemps, parce que tout simplement que nous avons regardé à bouger ailleurs sur l’île, et que l’on s’aperçoit vite fait que partout ailleurs il y a les mêmes choses a faire, c’est à dire plage, plongé… du coup vu, que nous étions dans un endroit isolé, très sympa, des gens adorables, et pas chers pour le coup, nous y sommes restés. Malgré que nous amis du sud de la France soit partie, il resté tout plein de monde de toute la planète (allemand, anglais, norvégiens, suédois, brésiliens, canadiens, australiens, néo-zélandais, américains, et j’en passe) avec qui ont bien rigolé tout au long de notre séjour. 

J’ai profité d’être aux Fidji pour aller nager avec les requins, c’est l’un des quelques endroits sur terre où l’on nage comme ça avec cette espèce, même si ce n’est pas des requins blancs, ça reste impressionnant. Bon à l’origine je voulais faire une plongée en bouteille dans une réserve où il y a beaucoup d’espèces de requin, mais il fallait un gros niveau de plongée pour le faire, dommage pour moi. 
Du coup je me suis rabattue sur l’activité locale avec un villageois du coin qui nous a amenés sur la barrière de corail en face de son village. Après une vingtaine de minutes de bateau a longé la barrière de corail le long de la cote, on jette l’ancre, on saute du bateau et là on se retrouve sur un magique spot proche d’une passe sur la barrière. Les coraux et les diversités des poissons sont impressionnants. Il y avait beaucoup moins de curant que ma dernière plongée en début de semaine, et même si l’eau n’était pas des plus claire, car on reste a un endroit où il y a du courant et que la marée est descendante, quel régal de nagé au milieu d’un décor magnifique. Pour ce qui est des requins, il a fallu attendre pas moins de 30 secondes avant d’apercevoir les premiers et là, c’est complètement magique, et un peu perturbant à la fois, même si ça reste des requins à pointes blanches, ils font tout de même 2m en moyenne, et lorsqu’ils passent a coté de vous, et vous regarde avec leurs yeux, il y a un petit frisson tout de même. Profitant de savoir-faire de l’apnée, je descendais avec le local un peu plus profond pour les suivre. 








Après bien 1h a joué dans l’eau avec les requins et les poissons, nous sommes reparties pour aller prendre un thé dans son village. Son village se trouvait le long d’une immense baie, on voit qu’en sortant des lieux touristiques que le paysage change, les plages sont dégoûtantes, des déchets de partout, mais bon leurs maisons restent relativement propres quand même, elles sont dépourvues de tout à part un frigo, une télévisons et un canapé. Rencontre avec ses enfants, il en avait 7 du plus petit 18 mois à la plus grande 15 ans. 




Durant notre premier week-end, nous nous sommes pris 36h de pluie, mais d’après les locaux il n’avait pas vu ça depuis des dizaines d’années, il faut s’imaginer les pluies d’automne du Sud de la France, et c’était ça pendant 36h non-stop, vraiment impressionnant. Du coup pour le coup il n’y avait plus rien n’a faire mis à part le billard, regarder des films et séries sur l’ordinateur, et de grosses soirées au bar.

Parmi les rencontres on a eu la chance de rencontrer un des dessinateurs qui travaille pour les Simpsons. Eric Koenig nous a raconté pendant des heures comment était réalisé le dessin animé depuis plus de 26 ans. Sachez que pour 1 épisode il faut environ 9 mois entre le script et la fin de sa conception. Qu’il a fallu plus de deux ans rien que pour le film ! Bref ce Californien avec un accent bien de chez lui, a attiré forcement tous les jeunes du backpackers.

Je me suis fait, avec le retour des beaux jours, des petites sessions paddle, à marée haute bien sûr pour pouvoir naviguer à l’intérieur de la barrière, et sous un magnifique soleil c’était vraiment agréable, jusqu’a ce qu’à force de faire le con, je suis tombé de la planche, mais comme à l’intérieur de la barrière il n’y a pas trop de profondeur, je suis tombé sur un corail et évidement sur ma cheville. Et s’écorcher en mer sur du corail, rien de plus chiant, ça fait mal a chaque fois que l’on se baigne et ça met très longtemps a cicatrisé. 





Bon après toutes ses journées merveilleuses a glandouillé, on a discuté avec beaucoup de monde, et on a retenue une île au nord-est où il est possible de nagé avec des raies manta. C’est l’un des quelques endroits du Pacifique où l’on peut les voir de si prêt et avec peu de profondeur. Elles migrent ici à partir de mai, et viennent plus particulièrement dans une passe entre deux îles, car avec le courant la nourriture est abondante.

Du coup on book tout ça, mais évidement a attendre le dernier moment, on devra passer une nuit dans une Bure (sorte de petite maison en bord de mer), car le dortoir est plein. Mais c’est là que l’on s’aperçoit vite que d’aller sur les îles c’est bien plus cher que l’île principale.

On quitte donc notre petit coin de paradis le samedi, on profite d’un shuttle du backpackers pour aller à Nadi, certes plus cher, mais plus agréable que le bus. Évidemment on part et il fallait bien que j’oublie quelque chose encore, mais cette fois, très important, j’oublie mon maillot de bain et ma serviette de bain que j’avais mis à sécher avant de partir. Mais, malheureusement trop loin pour demander au chauffeur de faire demi-tour, du coup en catastrophe je lui demande s’il peut s’arrêter a un magasin pour que je m’achète un maillot, car le lendemain je serai sur une île et que ça va être la crise sans :p
Du coup, la gentillesse fidjienne, il s’arrête dans une boutique où j’ai pu me racheter un maillot aux couleurs local s’il vous plaît.

Nous arrivons à Nadi en début de soirée, il fait déjà nuit. Nadi est la ville touristique, car c’est là qu’il y a le plus gros aéroport, et du coup tous les touristes arrivent par ici (sauf nous) Forcement qui dit touristes, dit vie bien plus cher (ça ne reste quand même pas cher en convertissant). On a booké un packpacker en bord de mer et pas loin du port où nous devons prendre le bateau le lendemain matin bonne heure, et de l’aéroport pour le retour de l’île.
Évidemment on change de confort, mais bon c’est juste pour dormir. Heureusement que lorsque j’ai quitté Beach House j’ai pris une douche, la ville de Nadi a coupé l’eau depuis 2 jours pour travaux, du coup le soir c’était un peu la pagaille. On a profité de dîner sur la plage le soir, où l’on a retrouvé des gens qui sont passés par Beach House, et nous avons eu droit à un spectacle pyrotechnique avec des locaux avec des bâtons enflammés.



Le lendemain matin, notre bateau partait à 8h30, mais il fallait y être à 8h. Avec chance un bus venait nous prendre à 7h devant le Backpackers. Réveil matinal, mais je m’aperçois vite que partir sur les îles ultras ultras touristiques, je déteste ça. Le bus n’a même pas pu prendre tout le monde, il a du faire un A/R en plus. Une fois au port, je récupère les billets, enregistre mon sac, et lorsque je vois le monde qui attend pour le bateau c’est l’angoisse. Bon ça va que le bateau s’arrête sur 10 îles avant la notre et qu’il y en a d’autres ensuite, mais bon tout de même!




Bref après 3h de bateau et quelques jolies petites îles et un bon soleil, nous arrivons sur Manta Ray Islande, là ce sont des petites embarcations qui viennent vous prendre au bateau et vous déposent sur la plage de votre île, où lorsque vous arrivez, les locaux vous accueillent en chantant. Bref ça ne faisait pas du tout authentique, c’est bien fait pour les touristes qui ont adoré ça. Même si le service était bien, je n’ai pas été du tout emballé par l’île et tout ce qui va avec. Déjà c’est l’usine, du monde, beaucoup de passage, tout est cher pour une qualité parfois médiocre. Bon beaucoup de gens aiment, encore heureux, mais pas pour moi, moi je suis venu pour nager avec les Raies Manta! le temps de manger, hop, masque palmes et tuba et direction la célèbre passe.

À 5min de notre hôtel, on navigue et là on voit déjà les raies manta a fleur de la surface, mais il faut monté en amont du courant, mais je trépigne déjà. On se jette à l’eau et là on cherche. L’eau n’est pas très claire et un courant impressionnant nous entraîne. Il est pratiquement impossible de faire du stationnaire ou bien on se fatigue très très vite. Après quelques secondes, les gens plus en aval de moi vont le signe qu’il y a une raie, et je vois un espèce de truc immense passer juste a coté de moi!! Je ne sais même pas comment vous décrire ce que j’ai vu. C’est tellement magnifique de voir des raies pouvant attendre parfois 6m de large et 2 tonnes se déplacer comme ça, on dirait qu’elles volent. J’essayer de rester à l’écart du groupe pour prendre quelques images sympa, mais de temps en temps le bateau nous remontait en amont, car on descendait vite. J’ai retrouvé mes amis les requins, en descendant un peu. Du coup même si tout ça est beau on reste attentif, car tout ça dans l’eau, qui plus est elle est trouble, on ne veut pas trop se retrouver en tête à tête. Parce que lorsque d’un coup vous avez une raie qui arrive en face de vous, c’est très impressionnant sachant qu’elle a sa bouche grande ouverte.



Rien de mieux qu'une vidéo, que vous puissiez imaginer la chose! 


Mais après une bonne heure, on ressort lessivé par le courant qui nous a épuisés, à vouloir les suivre.



De retour sur l’île on profite du bar et de la plage pour se reposer, en même temps il n’y a pas grande chose à faire. Le vent souffle de plus en plus.
Le lendemain, le matin lorsque les premières personnes débarquent on retrouve notre ami Éric, le dessinateur. Les Fidji sont petits, haha. Du coup on échange sur ce que l’on a fait depuis. Mais le temps de notre deuxième journée et voilé, des micros pluies viennent un peu gâchées la journée. 
Le lendemain matin, lorsque je fais le check out j’ai la mauvaise surprise de voir que l’hôtel nous avait compter à chacun le pack restaurant que je n’avais pas pris lorsque j’ai booké, oui, mais voilà c’est obligatoire, du coup une note salée m’attendait à l’office. J’ai commencé à m’énerver en disant que je ne payerai pas quelque chose que je n’ai pas consommé, et eux me disait que c’est comme ça, que c’est écrit sur le site, qu’ils nous l’on-dit en arrivant (oui enfin lorsqu’il y a 40 personnes tu ne suis pas tout), bref après 1H30 de négociation on du faire moitié moitié, car le problème c’est que tu es sur une île et qu’ils font ce que tu veux de toi. Bref vraiment un mauvais souvenir, heureusement que j’ai pu faire ce que je voulais, nager avec des raies manta, car les îles comme ça hyper touristique, non merci.

Photos du Resort sur l'île:









De retour à Nadi après 3h de bateau avec un vent pas possible en pleine mer, on en profite pour faire deux trois magasins avant de prendre un taxi. Mais mon sac à dos commence se déchirer depuis l’île et avec le bateau et la manière dont ils traitent les sacs j’avais un trou de 15 cm, et de retour au backpackers encore plus gros. Bien emmerdant sachant que le lendemain nous prenions l’avion pour l’Australie. Le soir on profite de notre dernière soirée sur la plage avec une petite Corona et un BBQ. On sait que le lendemain soir ça sera différent à Sydney, qu’il fera bien plus froid.

Le lendemain, un temps magnifique pour notre dernière journée, il fait chaud, pas un nuage, on en profite avec Amandine pour recoudre mon backpack, pas facile surtout qu’entre temps le trou faisait 20cm, mais après 45min on a refait ça bien pour qu’il me dure encore quelques mois le temps de voyager avant mon retour en France. (Même si je pense qu’il ne durera pas vu comme l’on bouge et ce qu’il prendà chaque fois.)



En cousant on rencontre Jean Pierre, un Franco Espagnol Canadien et qui vie aux USA, oui impressionnant non? Bref un type passionnant avec qui on discutait toute la mâtiné, et a parler de beaucoup de chose, et maintenant j’ai un contact sur L.A. où nous sommes les bienvenue. (Bientôt j’aurai presque un endroit où dormir dans chaque pays du monde)

Mais après un dernier déjeuner face au îles, on prend la direction de l’aéroport de Nadi, qui est quand même beaucoup mieux que celui de Suva, et on se prépare pour 5h d’avion avec JetStar.

Ca était dure de partir des Fiji, car ici pour nous la vie n’est pas cher, les paysages et la mer sont magnifiques, le Fidji time est incroyable (on prend sont temps en permanence) et l’accueil est génial. Mais je pense que 10 jours reste suffisant aux Fidji, car on tourne vite en rond, car tout est similaire.

Les fidjiens nous chantent une chanson d'au revoir :)

Aller direction l’Australie pour 3 semaines, prochain article dans quelques jours, je suis à Sydney actuellement et autant vous dire plein de choses à vous raconter!!!!


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